Art, commerce et rejet

C’est l’époque du magasinage des fêtes, ou le shopping de noël, selon votre continent. Quelques événements du type expo-vente ou d’autres plus commerciaux ont lieu en ce moment. Lorsque m’a pris le désir d’exposer ou diffuser mes photos il y a quelques semaines, je me suis intéressé à ces événements avant de réaliser que je n’étais pas vraiment prêt, et de toute façon la date limite pour déposer un dossier était passée.

Enfin un peu de temps après quelques semaines frénétiques, j’en profite donc pour me reposer la question suivante: Quelle place tient la vente dans mon désir d’exposer ou faire connaître mon art?

Voilà une question plutôt philosophique!

Le genre de questionnement qui mérite le débat ou au minimum le mélange d’idées… J’ai échangé à ce propos avec quelques personnes et mon côté judéo-chrétien un peu coupable de vouloir vendre mes photos a vite été largué derrière les arguments du type “C’est quand même très motivant de savoir que quelqu’un est prêt à débourser pour avoir ta photo dans son salon”. Certes.

Mais bon, ce n’est pas tout. Il y a vente et vente. Je pourrais demander un prix dérisoire, faire un Ikéa de moi. J’aurais probablement la satisfaction de savoir mes photos affichées dans plus de foyers, mais aussi l’impression d’être un peu jetable, comme mes photos (tiens, l’artiste se voit comme le prolongement de son art?!). Alors, quoi, demander un prix d’or comme on voit dans certaines galeries, appuyé sur des tirages limités et des supports coûteux? Bof, l’exclusivité et l’élitisme, ce n’est pas tellement mon truc (comme si je pouvais y prétendre d’entrée de jeu, de toute façon!). Le juste milieu, donc. Voilà ma vision commerciale de mon art arrimée à mes valeurs politiques. Cool, un dilemme de réglé.

L’avantage de cette position est aussi que je peux probablement prétendre à différents moyens de diffusion et de vente. Un prix élevé et une approche exclusive auraient impliqué des démarches auprès de galeristes bien ciblés. Une approche Ikéa, eh bien, j’imagine qu’il faut aller rencontrer un directeur quelconque quelque part en Suède…

J’ai trouvé un certain nombre de sites de promotion et de vente d’art ces derniers temps. Je crois bien que les fêtes vont être l’occasion de les approfondir…

Ça ne m’empêchera pas de lorgner vers les galeries, mais faut bien dire que cette manie qu’elles ont toute d’exiger un dossier me rappelle un peu trop les refus essuyés (et balayés sous le tapis depuis!) auprès de ces chères institutions académiques…

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